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La première rencontre:
L'anamnèse et
l'orientation clinique :

 

La séance d’anamnèse : une première étape essentielle.

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La séance d’anamnèse constitue une première étape essentielle de la démarche, qu’il s’agisse d’une demande de bilan psychologique, de bilan neuropsychologique ou de suivi psychologique.

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D’une durée d’au moins une heure, elle permet de prendre le temps de comprendre la personne dans sa globalité, son parcours, son fonctionnement actuel et les difficultés qui motivent sa démarche, avant d’envisager un bilan ou un accompagnement.

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Nous retraçons de manière chronologique son histoire et son développement.

 

Chez l’enfant ou l’adolescent, cela comprend notamment la grossesse, la naissance, les premières acquisitions, le développement du langage et de la motricité, le sommeil, l’alimentation, les relations affectives et sociales, l’entrée en collectivité, la scolarité, les apprentissages, le comportement, les émotions et le fonctionnement au quotidien.

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Chez l’adulte, l’exploration porte également sur l’histoire développementale et scolaire, les apprentissages, le parcours d’études et professionnel, ainsi que sur les dimensions relationnelle, conjugale, familiale et sociale, jusqu’à la situation actuelle.

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Lorsque cela est pertinent, certains éléments peuvent être étayés à partir de documents disponibles, tels que le carnet de santé, les bulletins ou relevés de notes scolaires, les anciens bilans ou comptes rendus.

Avec l’accord de la personne, les informations peuvent également être complétées par le point de vue du conjoint, d’un proche ou d’un membre de la famille, lorsque celui-ci peut apporter un éclairage utile sur le fonctionnement dans la vie quotidienne.

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Le motif de consultation est étudié avec précision : nature des difficultés, ancienneté, circonstances dans lesquelles elles apparaissent, évolution au cours du temps, retentissement dans la vie quotidienne, familiale, scolaire ou professionnelle, ainsi que démarches et évaluations déjà réalisées.

 

Selon les besoins et l’âge de la personne, des questionnaires ou grilles complémentaires peuvent également être proposés au patient, aux parents, à l’enseignant ou, chez l’adulte, à un proche ou au conjoint, afin de recueillir des informations dans différents contextes et de croiser les observations.

 

Cette séance ne constitue donc pas un simple entretien introductif. Elle représente une véritable étape d’évaluation clinique, permettant de dégager des hypothèses cliniques, d’identifier les domaines qui nécessitent réellement d’être explorés et de déterminer la démarche la plus pertinente.

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À l’issue de cette première rencontre, nous décidons ensemble de l’orientation à donner : engager ou non un bilan d’évaluation, mettre en place un suivi adapté, compléter les investigations ou orienter vers un autre professionnel lorsque cela apparaît plus approprié.

 

Un bilan n’est jamais proposé de manière systématique : il doit répondre à une question clinique réelle et apporter une information susceptible d’être utile à la compréhension de la situation.

 

Lorsqu’un bilan est indiqué, ses modalités sont définies, un devis est établi et les différents rendez-vous sont programmés après accord.

 

Cette démarche permet ainsi de proposer une évaluation ou un accompagnement individualisé, cohérent et proportionné aux besoins de chaque personne, tout en prenant le temps nécessaire pour comprendre la situation avant de déterminer la démarche la plus adaptée et en évitant les investigations inutiles, trop lourdes ou insuffisamment justifiées.

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Le bilan d'évaluation Psychologique Neuropsychologique :
Une exploration individualisée :

 

Lorsqu’un bilan est indiqué, les outils sont choisis en fonction de la demande, des hypothèses cliniques et des informations recueillies lors de l’anamnèse.

 

Il n’existe donc pas de batterie identique pour tous.

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Lorsqu’une évaluation a déjà été réalisée par un autre professionnel, elle peut être prise en compte afin d’éviter de répéter inutilement certains tests et de cibler les domaines qui nécessitent d’être approfondis.

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Les échelles cognitives permettent d’explorer plusieurs dimensions du fonctionnement, notamment la compréhension et le raisonnement verbal, les capacités visuo-spatiales, le raisonnement fluide, les fonctions exécutives, la mémoire de travail ou encore la vitesse de traitement. Leur objectif ne se limite pas au calcul d’un QI : elles permettent surtout de dégager un profil, de repérer les points d’appui, les fragilités et les éventuelles disparités qui méritent d’être explorées plus précisément.

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La passation se déroule majoritairement en individuel, dans un cadre adapté au rythme de la personne. Plusieurs rendez-vous peuvent être nécessaires et des pauses sont proposées au milieu de la passation, lorsque cela est utile.

 

L’observation clinique fait pleinement partie de l’évaluation : manière d’aborder les tâches, stratégies utilisées, fatigabilité, anxiété, besoin de réassurance, comportement ou réactions face à la difficulté. Ces éléments sont pris en compte au même titre que les résultats chiffrés.​

Les séances de suivi :
Un accompagnement adapté
et évolutif :

 

Les séances de suivi sont proposées après la première rencontre consacrée à l’anamnèse et à l’orientation clinique.

Selon la situation, elles peuvent être mises en place à l’issue de cette première évaluation clinique ou faire suite à un bilan lorsque celui-ci était nécessaire pour mieux comprendre le fonctionnement de la personne et préciser les axes de travail.

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Il n’existe pas de suivi standardisé.

 

Chaque accompagnement est construit à partir de la problématique identifiée, des besoins, des ressources et du rythme de la personne. Le travail peut notamment concerner la régulation émotionnelle, l’anxiété, l’estime de soi, les difficultés relationnelles ou comportementales, les habiletés sociales, certains événements de vie ou encore une meilleure compréhension de son propre fonctionnement.

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Mon approche est intégrative, avec une orientation principalement cognitive et comportementale. Selon les besoins, différents outils peuvent être mobilisés:  analyse fonctionnelle, thérapie des schémas, EMDR, hypnose ericksonienne, travail sur les habiletés sociales, programmes comportementaux ou remédiation cognitive. Il ne s’agit pas d’appliquer une technique de manière systématique, mais de choisir les outils les plus pertinents au regard de la problématique et de l’évolution du travail thérapeutique.

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Les séances sont actives et s’inscrivent dans une continuité. Des observations, exercices ou objectifs concrets peuvent être proposés entre deux rendez-vous. La séance suivante permet de revenir sur ce qui a été expérimenté, les changements observés, les difficultés rencontrées et les éventuels obstacles, afin d’ajuster progressivement l’accompagnement.

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Certaines prises en charge peuvent également intégrer un travail de remédiation cognitive, au cabinet ou à distance à l’aide de logiciels spécialisés tels que Cogmed, avec des points réguliers permettant d’évaluer l’évolution et d’adapter le programme.

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Lorsqu’il s’agit d’un enfant ou d’un adolescent, des séances de guidance parentale peuvent également être associées au suivi. Certaines difficultés nécessitent en effet de travailler non seulement avec le jeune, mais également autour de son environnement, de l’organisation du quotidien, des interactions familiales et des réponses éducatives.

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L’objectif est progressivement de permettre à la personne de mieux comprendre ses mécanismes, de développer des stratégies adaptées et de disposer d’outils qu’elle pourra réutiliser de manière autonome dans sa vie quotidienne.​

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